Tapestry

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Tapestry

N’avez vous jamais rêvé d’être un dieu, un empereur, un dirigeant, un grand décideur ? N’avez vous jamais pensé que votre place serait d’être à la tête d’une civilisation et de la développer brillamment en faisant les meilleurs choix ? Que ce soit en développant de nouvelles technologies, en explorant de nouveaux horizons, en faisant confiance à la science ou en misant sur votre force militaire… Telle une grande fresque, avec Tapestry c’est à vous de tisser le destin de votre civilisation !

Tapestry, c’est le jeu qui a fait énormément de bruit à sa sortie en hiver dernier. Un superbe jeu de développement alliant puzzle game, placement, course aux points et gestion de ressources. Ce jeu créé par StoneMaier Games et distribué par Matagot permet de 1 à 5 civilisations de se développer pour une expérience de jeu d’environ 1 heure (à partir de 10 ans).

Pour commencer, il faudra faire avec vos aptitudes de départ, garder un œil sur l’avancement des civilisations voisines, faire des découvertes technologiques, tout en composant avec le hasard. Et tandis que votre peuple évoluera au fil des âges et des domaines, vous devrez bâtir votre capitale en la remplissant de maisons et de bâtiments.

La tapisserie, ça ne plaira pas à tout le monde

Avec un tel programme, vous craignez sans doute de devoir lire 50 pages de règles (il faut bien ça pour diriger une civilisation, non ?). Et bien, pas du tout. Car là où Tapestry étonne (après nous avoir impressionné avec son incroyable matériel), c’est que les règles du jeu tiennent en seulement 4 pages ! Le résultat donne un jeu de civilisation très accessible, qui plaira aux amateurs de beaux jeux qui acceptent de ne pas tout contrôler. Car Tapestry divise. Les joueurs assidus, fans de gros jeux de civilisation, habitués des jeux forts en stratégie seront frustrés de ressentir pas mal de déséquilibre et d’opportunisme dans le jeu. En effet, le hasard viendra perturber un plan bien ficelé et certaines cartes avantageront un peu trop certains joueurs. Mais pour autant est-ce que cela fait de Tapestry un mauvais jeu ?

Certainement pas ! La cible n’est juste pas les joueurs poilus qui jonglent déjà à merveille avec des titres comme Terraforming mars, Scythe ou autre. C’est plutôt destiné à un public plus “familial” mettant surtout l’accent sur le plaisir de vivre l’expérience que de gagner à tout prix, car oui, il peut être frustrant (après 5 parties, je n’ai toujours pas gagner une seule fois !). Et cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’y rejouer à chaque fois !

Nous sommes la somme de tous nos choix.

La richesse fait aussi partie de ses forces. Que ce soit en matériel ou en possibilités de jeu, Tapestry propose vraiment beaucoup de choix. Avec une quinzaine de civilisations de départ, différents terrains de capitale, énormément de cartes de technologie ou de fresque, cela vous garantit qu’aucune partie ne se ressemblera. Et comme c’est un jeu qui a une vraie courbe d’apprentissage, on y revient à chaque fois en tentant une nouvelle manière de scorer des points et de gagner (visiblement, je n’ai donc pas encore trouvé LA bonne méthode !). Plus sérieusement, cela lui donne un vrai goût de reviens-y. Vais-je développer un domaine en particulier ou plutôt m’essayer à la variété ? Vais-je miser plutôt sur l’exploration de la carte ou sur le développement de ma ville ?

Nés sous la même étoile

En début de partie, vous allez pouvoir choisir votre civilisation parmi 3 cartes. Chacune ayant ses propres capacités et avantages (ce qui donne un esprit asymétrique au jeu plutôt plaisant). Comme dans la réalité, la vie ne nous donne pas à tous les mêmes cartes, certaines civilisations seront beaucoup plus avantageuses que d’autres (on ne naît pas tous égaux, on le devient). Désormais, vous êtes donc artiste, architecte, fêtard, nomade ou autres. Chaque carte vous indiquera la manière de jouer et comment tirer des avantages de votre statut.

C’est sur ce point que de nombreux joueurs ont crié à l’injustice, car comme dans tous jeux asymétriques, on n’est pas tous nés sous la même étoile (poke NTM). Alors, certes, tu jalouseras le jeu parfois plus avantageux de ton adversaire, mais tu feras avec ce que tu as et c’est là tout le sel du jeu. La différence entre les rôles peut frustrer mais ça n’en fait pas un jeu à proscrire, loin de là !

La vie est belle le destin s’en écarte
Personne ne joue avec les mêmes cartes
Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu’il dévoile
Tant pis on n’est pas nés sous la même étoile

Bâtir son empire

Maintenant qu’on en sait plus sur notre rôle, il est temps de découvrir le lieu où nous installerons notre ville. Chaque joueur reçoit, au hasard, une carte terrain avec une topographie différente (montagne, forêt, plaine etc). Cette carte indiquera la manière dont la capitale pourra être installée. En progressant sur les pistes de domaine, les joueurs pourront débloquer des maisons depuis leurs plateaux personnels ainsi que des bâtiments.

Ces bâtiments trouveront ensuite une place dans leur capitale. Les points rouges sur le quadrillages indiquent les zones non bâtissables. Lorsque vous remplirez toutes les cases bâtissables d’une ligne (horizontale ou verticale), vous pourrez gagner des points. Si vous complétez un carré de 9 cases, cela vous rapportera une ressource de votre choix. Un peu comme dans un puzzle, vous devrez alors optimiser l’espace pour maximiser les points.

Un jeu de pistes

Comme tu commences à le deviner, Tapestry est un jeu proposant une grande variété de choix. Mais en réalité, l’essentiel sera de savoir dans quel domaine évoluer et sur quelle piste progresser. Autour de la carte centrale se trouvent les quatre pistes de domaines : la science, qui dépendra du hasard et permettra de progresser dans les autres pistes selon les résultats du dé. La piste technologie vous permettra d’acquérir nombreuses cartes inventions. La piste exploration vous donnera accès à la carte au centre du plateau et vous permettra peut-être de prolonger le voyage jusque dans l’espace. Et finalement la piste militaire qui vous permettra de prendre possession des territoires et d’en tirer les profits.

Les pistes sont divisées en 4 périodes qui correspondent au coût nécessaire pour pouvoir progresser de cases en cases. Vous pourrez gagner un bâtiment lorsque vous êtes le premier à passer à la période suivante. Chaque case vous indique le bénéfice apporté et éventuellement le bonus qui y est associé. Les icônes rendent le jeu très fluide et clair (d’autant qu’il y a des aides de jeu pour accompagner le tout). Il faudra donc bien choisir vos ressources, faire des choix judicieux lors de votre progression et créer de fructueux combos.

Chacun son rythme

Élever une civilisation ne se fait pas en un jour et il faudra tisser votre destin au travers de 5 phases différentes (avec, pour chaque phase, une nouvelle carte fresque apportant des changements). Les phases seront divisées en deux temps, d’abord une phase de revenu où l’on pourra collecter les ressources indiquées sur notre plateau personnel mais aussi faire progresser une de nos cartes invention et finalement poser une carte fresque. Les revenus dépendront des maisons construites et des territoires conquis. Durant la phase suivante, les joueurs pourront l’un après l’autre choisir de faire progresser leurs pions sur les pistes de domaines en payant les ressources nécessaires.

Une fois qu’un joueur n’a plus de ressource ou plus envie de réaliser d’actions, il peut décider de faire passer sa civilisation à l’ère suivante (et donc à une nouvelle phase de revenu). Cela implique que les joueurs n’auront pas tous le même rythme et pourront être désynchronisés (comme dans le jeu Everdell pour ceux qui connaissent).

De fil en aiguille, on obtient une tapisserie

Ce sont donc plusieurs mécaniques et possibilités de stratégie qui s’entrecroisent comme des fils donnant au final la sensation d’une jolie tapisserie. Comme je le disais, ce jeu ne plaira pas à tout le monde (notamment les allergique du hasard et les frustrés des jeux asymétriques). Pour ma part, je suis vraiment tombée sous son charme (d’une part de son matériel mais aussi de son univers de possibilités). J’aime que sa complexité vienne justement des choix qu’on peut faire et non d’un écrasement de règles de jeux lourdes et assommantes. D’ailleurs, l’éditeur a tenté de rectifié le coup en proposant des ajustements sur les civilisations (le pdf est téléchargeable ici). Pour ma part, je trouve que c’est un très bon jeu de développement avec beaucoup d’opportunisme et de chance.

Alors, prêt à changer le monde ?

 

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Tapestry est disponible à 89€90 sur Philibert

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